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Culture |
Après la guerre : Les femmes renvoyées |
Yves Cohen, "Mouvement social et politiques d'organisation : Peugeot
et le Pays de Montbéliard de 1919 à 1922" (publié dans Le Mouvement social, n° 175, avril-juin 1996, p.114) |
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Fin de la guerre : la production s'en ressent immédiatement et les premiers mois de 1919 sont marqués par un chômage qui touche toutes les industries de la région. Les femmes, bien sûr, sont les premières à subir le chômage. Comme l'indique un journal local, les patrons prennent parfois soin de conserver les plus "nécessiteuses" et d'indemniser les licenciées, mais ne font souvent preuve d'aucune préoccupation de cet ordre ( ). Chez Peugeot, le mouvement est parfaitement clair : les trois usines des automobiles Peugeot ne comptent aucune ouvrière en 1913 mais de 30 à 35 % en 1916, puis seulement 12 % en 1921 (...). Il ne semble toutefois pas que la mise
des ouvrières au chômage ait jamais été
l'objet de protestation de la part des organisations syndicales
: leur journal bi-hebdomadaire régional (Territoire de
Belfort, Doubs, Haute-Saône) qui est aussi le journal du
parti socialiste puis communiste, Germinal, ne s'en fait pas
une seule fois l'écho et aucun rapport de police ne la
relève parmi les questions soulevées au cours des
réunions. |