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Flash-info

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Flash-info du 13 novembre 2015
 

Ce simple dessin sur fond noir pour dire notre émotion. Dire que nous sommes horrifiés et indignés par les attentats abominables commis à Paris et Saint Denis le 13 novembre. Dire que nous sommes aux côtés de toutes les victimes et de leurs familles. Dire aussi que, face aux évènements, nous gardons le poing levé.

Parmi les victimes, nous comptions des personnes qui nous étaient particulièrement proches :

  • Patricia San Martin, d'origine chilienne, réfugiée en France après le coup d'Etat de Pinochet, responsable de l’Union Locale CGT de Sevran a été tuée, avec sa fille Elsa, au Bataclan.
  • D’autres syndiqués notamment de la fédération CGT des banques et de celle du spectacle, ont été tués ou blessés.

Au-delà de l’émotion qui nous étreint, ce drame pose de nombreuses questions :

  • Comment se prémunir contre d’autres tueries, tout en évitant la remise en cause de nos droits et libertés individuelles et collectives ? Comment assurer la sécurité, à laquelle chacun a droit, sans sombrer dans le sécuritaire. Comment préserver le droit de se rassembler, de manifester, alors que l’état d’urgence fait le tri entre les manifestations commerciales autorisées et les manifestations sociales interdites ?
  • Comment éviter le piège tendu de l’amalgame, de la division, dans nos entreprises, dans nos quartiers ou dans nos villages sous prétexte que nous sommes d’âges, d’origines ou de couleurs de peau différentes ? Comment éviter la montée des idées d’extrème-droite, basées sur la peur de l’autre, faites d’intolérance, de rejet, et qui opposent un obscurantisme à un autre obscurantisme.
  • Comment répondre aux appels des kurdes qui demandent de l’appui pour résister contre DAESH, pour que Kobane ne soit pas Guernica, sans cautionner les bombardements massifs qui ne laissent qu’un champ de ruines et de haine dans les villes d’Irak et de Syrie ?
  • Comment être entendu lorsque nous disons que la France et d’autres pays ont leur part de responsabilité, avec leur soutien aux monarchies du golfe, leurs ventes d’armes, et leurs interventions militaires tous azimuts, souvent pour des raisons pétrolières, comme en Irak ?
  • Si les assassins n’ont pas d’excuses, comment ne pas voir que les réseaux terroristes recrutent dans la misère économique et intellectuelle, surfant sur le chômage, l’exclusion et les discriminations ?

Syndicalement, nous n’avons bien sûr, pas vocation à avoir réponse à tout. Mais nous avons une responsabilité, celle de l’unité du monde du travail, celle de poursuivre le combat pour une société de liberté, de progrès social et de paix.